Chapitre deux
YAMAPI
Je vagabonde vainement dans les rues la nuit, accompagné de mon gang. Je ne sais pas vraiment pourquoi ni comment je suis devenu comme ça, mais je n'y peux rien. Quelque chose en moi à besoin de ça, se battre, boire à tout oublier, encore se battre, faire peur aux passants...tout ça me paraissait si puérile à une époque. Je ne me pose plus de questions, j'espère simplement que ma mort planifiée n'aura pas laissée trop de dégâts derrière moi. Je n'ai pas de regrets, du moins pas en ce qui concerne les personnes que j'aimais, elles vivent sur-ment mieux sans moi. Comment je vais ? Je ne sais pas trop. Ueda me manque, plus que je ne l'aurais imaginé. Il m'arrive d'avoir des crises d'angoisses quand je pense à lui, bien que j'espère qu'il aille bien, je sais qu'au fond il n'est pas bien du tout. Dans ces moments de crises je le vois encore pire qu'à mon retour d'Amérique. Et si c'étais le cas, si il s'était de nouveau renfermé sur lui-même ? Je n'ose y croire.
« Hey Pi, qu'est-ce que t'attend pour rentré ? »
MIURA, SHUN et les autres m'attendaient, je rentrai donc dans cette immense boite de nuit, direction le carré VIP. Toujours la même chose : drogue, alcool et putes. La musique me détruit les oreilles, j'aime cette ambiance, je me sens transporter, comme si je n'étais plus dans le même monde. J'oublie mon passé, Ueda et l'amour que je lui porte ainsi que mes problèmes, pour ne faire qu'un avec cet univers. C'est une sensation de renaissance, mais je sais que je ne suis pas vraiment moi dans ces moments d'extase ; Le véritable YAMAPI, celui qui c'est enfuis du Japon et qui a planifié une fausse mort n'aurait jamais agit de la sorte.
« Yeah, que la fête commence, hurla SHUN.
- Putain la ferme, tu me nique les timpans.
- Pi...comment tu peur dire ça alors que la musique est à fond ?
- Oui, mais les baffes ne sont pas planter à côtés de mes oreilles comme le trou du cul que tu es !
- Haha !
- Ca te fait rire MIU hein ?! se vexa SHUN.
- Oh allé desserre les fesses SHUN, la fête a commencé. Tiens, regarde ces deux filles !
- Yeah ! tu viens Pi ?
- Non c'est bon, moi je reste la. Bande de bouffeur de femme. »
Ils partent en chasses, les femmes ne m'attire pas particulièrement, ni les hommes d'ailleurs, à une exception près. C'est surprenant le désintérêt que je porte à toute cette foule ! Il y a de jolies filles, sur-ment très attractives pour certains hommes mais pour moi elles ne sont que de stupides poupées qui s'agitent sur une musique trop forte, tout ça pour plaire a un pitoyable garçon qui leur fera l'amour et les laissera en plan le lendemain matin. Ces filles ne valent rien, ni les hommes qui sont avec elles d'ailleurs ! S'ils savaient à quel point ils sont pitoyables. Tout ce qui les intéresse sont des choses futiles ou qui finiront par les détruire. Un jour ils se réveilleront et se demanderont pourquoi ils vivent...ils ne trouveront pas de réponses. Je sais pourquoi je vis, du moins pourquoi je vivais. Cette raison était tellement clair pour moi, je ne me posais même pas la question tellement c'était évident. Il était le pilier de ma vie, la personne la plus importante à mes yeux, plus précieuse que ma propre vie. J'aurais tout donné pour lui...vraiment tout.
Dans mon nouveau monde tout me réussi : je suis au sommet de la gloire, j'ai filles et hommes à mes pied, un gang puissant, deux amis fidèles...alors pourquoi est-ce que je me sens si seul, si impuissant ?
« Wow mec, c'est de la folie en bas ! cria SHUN.
- Désolé, tu sais que tout ça me casse les oreilles plus qu'autre chose.
- Oui, d'ailleurs je ne te comprends vraiment pas !
- Fou lui un peu la paix, il n'a pas tort sur le fait que la musique est trop forte, se moqua MIU.
- Oui c'est ça marrez-vous, si vous saviez comme vous avez l'air cons vu d'ici, on dirait des pêcheurs désespérés. Grognais-je.
- Haha, et toi tu es pathétique à toujours t'apitoyer sur ton sors, monsieur le mort-vivant.
- SHUN, si j'étais toi je me la fermerais sur ce sujet, sauf si tu veux te réveiller en enfers demain matin.
- Ah mon pauvre Pi, la terre ressemble peut-être au paradis mais c'est un véritable enfer, pas besoin de me tuer pour que je m'y réveille demain !
- Tu fais de la philo maintenant, espèce d'abruti, m'énervais-je.
- Oh allé les mecs on se calme, c'est censé être une fête, repris MIU.
- Ca sera une fête quand je me serais tapé une bonne cuite !
- C'est parti, faite tourner, cria SHUN.
1h plus tard.
L'alcool a fait son effet, tout autour de moi devient flou. Je danse collé à une fille, une bouteille de Vodka à la main. Je transpire, ma tête me fait terriblement mal, les notes de musique s'emmêlent, cette fille m'agasse ! Je continue de danser seul, je tourne, saute, plus rien n'est normal. Je perds doucement le contrôle de mon corps, je ne m'entends même plus penser. Un homme m'attrape le bras, son visage m'est familier...c'est MIU. Je danse avec lui, c'est déjà beaucoup mieux qu'avec cette fille. Mon c½ur bondit, il s'approche de mon oreille :
« Alors, toujours aussi pitoyable cette fête ? »
Je me démène pour prononcer un misérable « Non ».
Je commence as avoir de plus en plus chaud, les lumières bougent dans tous les sens. Des gens me parlent mais je ne les comprends pas, MIU est toujours collé à moi. Je passe une main dans sa nuque, je ne contrôle plus rien. Son souffle sur mon coup me procure quelques frissons, je ne fais plus qu'un avec lui. Un autre homme s'approche, ma tête tourne trop, je ne vois pas ce qu'il fait mais je sens MIURA tomber par terre. Qu'est-ce qu'il se passe ? Deux minutes plus tard je me retrouve dehors. Je perds mes repères, il n'y a plus de musique, plus de gens. Je me laisse tomber par terre, SHUN est à mes côtés mais je ne trouve pas MIU. Je veux retourner à l'intérieur mais quelqu'un me retiens par el bras. AH ! C'est lui, il était derrière moi. Ma tête tourne, ma tête tourne, elle me fait mal, j'ai si mal. Mes jambes !! Je ne peux plus sentir mes jambes ! Je hurle, je pleurs, qu'est-ce qu'il m'arrive ? J'ai tellement mal, je veux UEDA, UEDA ...UEDAA !
Lendemain matin.
Je me réveille difficilement, la lumière est trop forte pour que je réussisse à ouvrir les yeux.
« YO la marmotte, bien dormi ?
- Oh, MIU. Qu'est-ce que tu fais la ? dis-je, à moitié endormi.
- On est chez moi imbécile ^^
- Comment je me suis retrouvé la ? Ou plutôt non, me raconte pas c'est préférable.
- Il rigola, t'es sur de pas vouloir savoir ?
- Oh mon dieu, c'étais si pitoyable que ça ?
- Ca dépend dans quel sens on voit les choses, pendant que tu dansais ou quand on t'a emmené dehors ?
- Dehors ? hésitais-je.
- Dehors ça donnait un truc du genre : « UEDAAAAAAAAA ».
- CHUTE ! je ne veux pas savoir, tais-toi L! A l'intérieur ?
- A l'intérieur on dansait et je me suis fait frappé par un gars jaloux, du coup on t'a emmené dehors. T'étais complètement mort : tu dansais, sautais, ta tête devais probablement être en trin d'exploser.
- C'est déjà mieux que dehors...ah et désolé pour l'agression, m'excusais-je.
- C'est pas grave, mais t'a plutôt l'air d'avoir la cotte.
- Oui si tu le dis, ça ne m'intéresse pas vraiment.
- Qu'est-ce qui t'intéresse Pi ? ricana-t-il.
- Pas grand-chose, moi peut-être ? J.
- Je m'en doutaisJ. Bon, ce n'est pas tout mais on a un rancard avec une salope aujourd'hui, si tu vois ce que je veux dire.
- Oui je vois, tu pense qu'ils sont combien ? m'inquiétais-je.
- Une vingtaine je suppose, il vaudrait mieux appeler les potes à SHUN, qu'ils restent dans le coin si jamais on a besoin d'eux.
- Je te laisse t'en charger, il faut que je réunisse la bande ! »
La rencontre étais prévu pour 23h ce soir dans un garage abandonné de la ville. Je n'étais serte pas au plus haut de ma forme mais la rage qui m'envahissait était bien plus que suffisante. Avec quelque coups de fils seulement je réussi à réunir 25de mes « hommes », tout était déjà prêt aux environs de 16h. Comme a notre habitude nous nous réunîmes : MIU, SHUN et moi dans un petit bar.
« YO, je vous attendais, dis SHUN.
- Désolé, il fallait réunir le reste de la bande, on aurait eu du mal à les battre à trois !
- Je trouve que tu t'excuse souvent en ce moment Pi, se moqua MIURA.
- Ca me permet de ne pas trop me prendre la tête avec des conneries.
- Oui, comme hier soir par exemple ! On a du te trainer en dehors de la boite et en plus de ça il n'y avait pas de taxi, le pauvre MIU a du te porter jusqu'à chez lui. Ricana SHUN.
- Ca peut aller, il n'est pas si lourd que ça, quoi que...
- Je t'emmerde MIU, mais merci quand même pour hier.
- Il n'y a pas de quoi ma belle au bois dormant, se moqua-t-il.
- AH ! tu me fracasse les nerfs tu le sais ça ?
- On n'aurait pas dit hier quand vous dansiez aussi collé que deux chiens qui font l'amour...
- Merci pour la comparaison SHUN, connard va ! lançais-je.
- N'empêche qu'avec tes nouveaux cheveux bouclés...ça porte à confusion.
- Oh ferme ta gueule SHUN, tu nous les casse. S'énerva MIU.
- Tu vois ? t'énerve même MIURA le BOUDISTE !
- HAHA, pas mal comme surnom, je vais la garder celle-là.
- Dieu ce que tu peux être con, rigolais-je. »
Le temps passe à une vitesse incroyable à leurs côtés.
22h30, nous nous rendons au point fixé pour le combat.
« Ils sont censé arriver quand ? m'interrogea MIU.
- Dans dix minutes normalement, j'espère que tes potes sont pas loin SHUN.
- T'en fais pas, ils attendent notre appelle sous le pont, si on a besoin ils arrivent en 5minutes.
- Ok ça peut aller, j'espère qu'ils ont autant d'hommes que nous ou une dizaine de plus seulement. Ils ne sont pas au top la !
- T'en fais pas, ça devrais aller, mais si ils sont moins que nous il faut s'attendre à une course poursuite : ils connaissent notre réputation.
- Pas mal vu MIU, j'ai une bonne envi de courir la je te dis pas.
- C'est de l'ironie ? t'a encore la gueule de bois, se moqua SHUN.
- ILS ARRIVENT ! hurla un des membres du clan. »
Un mec assez grand, blond s'approche seul, je m'avance à mon tour. Il ne m'effraye pas, encore une fois, comme à chaque combat je sens me regard se durcir, je dois avoir une gueule plutôt effrayante si je veux arriver à quelque chose mais plus que tout je m'imagine déjà lui défoncer les cotes !
« Tu dois être Pi je suppose ?
- Oui, et toi, qui es-tu pour avoir voulu me combattre ? *je le prends vraiment pour un con*.
- Je suis juste quelqu'un qui veut prendre ta place. * il me cherche le petit malin*
- Haha, pourquoi toi tu réussirais et pas tout les autres qui ont déjà essayé ? Ai-je affaire à un petit prétentieux ?
- Tu m'as l'air plus imbu de ta personne que moi.
- Tu n'a pas l'air de savoir à qui tu t'adresse petit, le jour où tu ne vivras plus chez tes parents tu pourras revenir et me défier.
- Attend de voir ce que le petit t'a apporté ! »
Une vingtaine de jeune sortir des chaines, des battes de baseball et des couteaux de derrière leurs dos. Le spectacle me fit bien rire, j'avais dix hommes de plus que lui derrière moi et vingt autre en dessous d'un pont avec beaucoup plus d'objets de torture que lui. Il ne parut pas très content que je me moque des ces petits copains. Je claquai des doigts, trente hommes derrière moi sortir de grosses chaines, des couteaux et des barres de faire : nos étions plus nombreux, plus vieux et bien mieux équiper. Les membres du clan d 'en face se dévisagèrent, ils nous avaient bien trop sous estimé, à qui croient-ils avoir à faire franchement ?
« Alors petit malin, comptes-tu fuir ?
- Bien-sûr que non, j'ai quand même un peu d'honneur. * il va chier dans son froc*
- Je t'aime bien petit, tu as de la gueule, dans cinq ans je serais heureux de t'affronter ou de t'avoir dans mon clan qui sait.
- Vous n'allez pas.... ?
- On ne touche pas au plus faible, c'est bien trop facile et puis je n'aurais pas envi de faire pleurer tes parents, ricanais-je.
- Vous êtes comme ça avec tout les gens qui vous défient ?
- Seulement avec ceux que j'aime bien, dis-je en m'en allant. »
Mes hommes rentèrent chez eux, SHUN rejoignit ses amis et je restai seul avec MIURA dans son appartement histoire de finir la soirée.
« AH la merde, j'avais tellement envi de le défigurer !
- Le chef ?
- Non, l'autre derrière avec son crane rasé.
- HAHA.
- Pourquoi tu ris ? *je me vexe trop facilement moi*
- Comme ça, tu veux toujours cogner sur ceux qui paraissent le plus difficile à battre.* MIU resta calme, comme toujours*
- Ce n'est pas faux, c'est une sorte de défit tu sais, si je m'en prenais au plus faible que moi c'est comme si je mettais un bonbon dans ma bouche et que je le sortais tout de suite : je ne serais pas satisfait.
- Quelle philosophie ! se moqua-t-il, mais je comprends ce que tu veux dire.
- Dis MIU, pourquoi tu te bats ? »
Son visage calme se durcis, il ne me répondit que « C'est une longue histoire ». MIURA ai le plus compatissant à mon histoire, le plus gentil et doux avec moi. Le regard sombre qu'il me lance lorsque je lui demande pourquoi il se bat me fait du mal. Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais mon c½ur se serre tellement fort que les larmes me montent aux yeux.
« Oh pardon PI, je ne voulais pas, je suis désolé. C'est un sujet assez sensible.
- Ce n'est pas grave, mais tu aurais pu me dire ça avant de me regarder comme tu l'as fait...
- Je sais, pardon. *si je ne lui dis pas que tout va bien il va se torturer*.
- Tout vas bien, ce n'est pas grave^^.
- Hum, tant mieux. Tu veux regarder un film ?
- On les connait par c½ur, ricanais-je.
- Pas grave, on a cas regarder le journal.
- Haha, vas-y. »
La télé s'allume, les informations commencent, mon c½ur explose. Ce n'est pas vrai, ce n'est pas lui, NON, OH NON, NON, mon dieu qu'est-ce que j'ai fais ? Comment est-ce arrivé ? NON !!
« Le membre des KAT-TUN, UEDA TATSUYA a été vu en pleine rue pleurant et hurlant la disparition de YAMASHITA. Des témoins ont été interrogés :
“ Il sortait avec JIN et il s'est mis à pleurer et hurler le nom de cette star qui est morte l'année dernière, il paraissait tellement anéanti : comme si il venait de perdre un membre de sa famille“
MIU éteint la télé mais c'était déjà trop tard, j'avais définitivement fait une erreur, une erreur irréparable. Comment ais-je pu ? Je suis un monstre, un monstre. Oh UEDA si tu savais comme mon c½ur me brule, tu parais si anéanti, si maigre, si malheureux...NON, je me suis tellement persuadé que tout irais bien, quel imbécile je fais. Ne pouvais-je pas rester avec toi ? Tu es si fragile, si vulnérable...je me déteste tellement...PUTAIN !
Je sorti à toute vitesse de l'appartement laissant MIURA seul et me mis à courir de toutes mes forces. Une haine m'envahissait, pas la même que d'habitude non, une haine bien pus forte et plus terrible que toutes les précédentes : une haine envers moi-même. Je croisai SHUN et ses amis sans même m'arrêter je leur fonçai dessus. Mes jambes commençaient à fatiguées, je n'en pouvais plus, je ne le supportais plus. Je m'arrêtai net une fois arrivé au pont : je pouvais mettre fin à tout ça une fois pour toute, je devais mourir, sans faire semblant, sans me cacher. Je grimpai sur le bord, le vent faisait danser mes cheveux et me caressais le visage, il était temps d'assumer mes actions, de m'envoler loin de ce monde pour qu'enfin une page se tourne dans la vie d'UEDA, il tiendra le coup, j'ai confiance en JIN et les autres mais pas en moi, je dois partir.